Catherine Hébert

Après des études en journalisme et un séjour de plusieurs mois comme volontaire au Sénégal, Catherine Hébert tourne et réalise une série de reportages en Inde et au Népal. En 2003, elle réalise le documentaire, Thé à l’ambassade qui raconte la lutte d’un militant octogénaire et ex-prisonnier de guerre des camps de concentration japonais.
L’année suivante, elle tourne Des mangues pour Charlotte, un court-métrage documentaire sur une guerre très sous médiatisée, celle du nord de l’Ouganda. En 2005, elle réalise un long-métrage documentaire, Voici l’Homme, qui suit le parcours d’une troupe de théâtre hétéroclite du quartier Hochelaga-Maisonneuve. Elle réalise ensuite différents reportages qui la mèneront en République Démocratique du Congo et au Bangladesh. C’est dans ce dernier pays qu’elle tourne Le visage que j’avais, un court-métrage portant sur le sort des femmes vitriolées, et qui lui mérite le prix du Meilleur reportage de l’année aux Prix Gémeaux 2006.
Touchée par ce dont elle a été témoin en Ouganda, Catherine Hébert repart en 2006 pour y tourner un long-métrage documentaire qui plonge au cœur de la guerre. Lauréat du prix du public aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal (2007) et sélectionné dans un grand nombre de festivals, De l’autre côté du pays sort sur grand écran en 2008. Le film est encensé par la critique qui voit dans l’œuvre une dénonciation la fois poétique et politique de cette guerre oubliée. Le film a figuré parmi les quatre finalistes pour le Meilleur documentaire de l’année aux prix Jutra 2009.
Catherine Hébert vient de terminer le tournage de Saint-Malo •Bamako, un road movie qui se construit sur les traces d’un lecteur public itinérant accompagné de son âne-bibliothèque (www.saintmalobamako.net). La sortie du film est prévue pour novembre 2011. Elle travaille présentement à l’écriture d’un documentaire qui se penche sur les causes communes de la malnutrition au Nord et au Sud.
